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Voilà plus de 7 ans que le FPI a perdu le pouvoir et n’arrive toujours pas à sortir la tête de l’eau. Constat, un parti divisé en deux tendances pro-Sangaré (qui faut le reconnaître, de par les fortes mobilisations dans les meetings montre qu’ils ont la base comme soutient) et pro-affi (légalement reconnu par le gouvernement avec d’ailleurs le titre de chef de l’opposition , ce qui joue beaucoup en sa défaveur vis-à-vis des militants qui l’accuse de connivence avec le pouvoir).

Résultat, une situation alarmante pour le parti sensé être le leader de l’opposition. Cette division interne est un frein pour concurrencer la machine RHDP.

Pour illustration, la cuisante défaite aux législatives de la branche Affi (3 députés sur 210 candidats) montre  bien l’écart entre la base et le parti légal de l’ancien président.

Quant à la branche Pro-Sangaré elle s’efforce à rester dans une logique de défiance, de ‘’GBAGBO OU RIEN’’, pour eux le préalable à toute participation au jeu politique est conditionnée par la libération de leur leader. Difficile qu’elle rentre dans le jeu politique de sitôt quand on voit la lenteur du procès de celui-ci. Or, avec les chiffres fait aux législatives par la branche Affi, Les pro-Sangaré jouissent aujourd’hui d’une légitimité sans précédent. N’oublions pas que le Président Gbagbo avait réalisé +45 % au deuxième tour (source CEI) et jouit d’un capital de sympathie et de popularité intacte malgré les années qui passent. Au lieu de se servir de ceci, la branche Pro-Sangaré s’endette dans le boycott, laisse le champ libre au grand ogre qu’est le RHDP.

LE RHDP considérant le boycott comme du pain béni ne finit plus de marquer de son empreinte sur les différentes élections (présidentielle, municipales et législatives) par des victoires soviétiques.

Si les deux courants n’utilisent pas cette phrase devenu célèbre de leur leader à bon escient « asseyons-nous et discutons » l’on risque de voir une domination sans partage du RHDP sur des décennies.

A moins qu’un événement improbable ne vient ré-dynamiser le parti, à savoir la libération de Laurent Gbagbo

EMMANUEL BILE

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